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Le Panier


Le plus vieux quartier de Marseille est également un des plus visité.

Situé en plein cœur de la ville à deux pas du Vieux Port, c’est un témoignage permanent sur l’histoire mouvementée de l’antique Massalia.

C’est au nord de la calanque du Lacydon que les premiers marseillais ont édifiés la cité primitive. Celle-ci s’étendait sur trois buttes : la butte Saint Laurent à l’ouest, la bute du Panier au centre et la butte des Carmes à l’est. Aujourd’hui plus connu sous le nom de quartier du Panier, à cause de l’auberge “Le Logis du Panier” qui a donné son nom à la rue, puis au quartier.

Longtemps cantonné aux zones délimitées par les remparts, au delà desquelles il était interdit de construire, le quartier du Panier s’est construit un visage de ruelles ramassées et étroites avec de grandes pentes raides.

La Vielle Charité dans le quartier du panier
La Vielle Charité

D’où cet entassement poussé à son paroxysme de maisons tassées les unes à côté des autres. Le soucis de l’espace explique cette apparence qui a rendu ce quartier si célèbre. L’image du Panier ce sont ces ruelles escarpées qui gravissent la colline parfois dans des pentes raides comme des échelles. La hauteur se traduit dans le patois des habitants de la ville qui parlent de “monter au Panier”, ou a contrario de “descendre sur le port”. Les immeubles sont hauts, quatre à cinq étages, et obscurcissent des rues déjà fermées et sombres.  Les murailles sont maintenant détruites, mais le quartier du Panier a conservé son atmosphère unique, un condensé de la carte postale marseillaise qui a inspiré la série à succès “Plus belle la vie”.

Trois places typiques et conviviales aèrent légèrement ce quartier, la célèbre Place de Lenche (ancienne agora grecque) du nom d’une grande famille corse, les Linciu, qui firent construire un hôtel particulier à cet endroit. Cette place servant de lieu de rencontre et de marché est celle qui est située la plus en contrebas du quartier. Plus haut nous retrouvons la petite place de Lorette accessible par le passage du même nom situé à la rue de la République. Plus haut encore, la dernière et la plus cachée des places, j’ai nommé la place des Moulins. Complètement perchée au sommet de la butte, c’est un espace de tranquillité pour les habitants du quartier. Auparavant, cette place comportait de nombreux moulins qui étaient installés sur ce point le plus haut, d’où son nom. De nos jours, il reste encore un seul et dernier moulin dans le quartier. Elle a la fière allure d’un village provençal avec ses platanes et ses fontaines. On vient s’y retrouver et s’y détendre au frais et en toute tranquillité.

 

Au détour d’une promenade, on peut apercevoir les derniers et rares vestiges de la période médiévale. Au premier lieu la Vieille Charité avec son architecture exceptionnelle. Véritable symbole du vieux Marseille, sa construction fut décidée en 1640 pour accueillir les pauvres et les gueux de la ville. C’est en 1670 finalement qu’elle sera construite sur les plans de Pierre Puget. Un peu plus en contrebas sur le port se trouve l’Hôtel Dieu, devenu aujourd’hui un palace cinq étoiles.

Au XVII e siècle, le Panier voit la bourgeoisie marseillaise délaisser le quartier au profit des nouveaux espaces ouverts sur la Canebière ou la rue de la République. C’est à cette période que le Panier devient un quartier populaire, surpeuplé et mal entretenu et se repliant peu à peu sur lui-même. Depuis, les grands projets d’urbanisme se succèdent, avec toujours cette même image de quartier archaïque qui représente un obstacle à la modernisation de la ville. Ces projets restent des vœux pieux jusqu’à la période de l’occupation.

A la fin du XIX e siècle, le panier attire les italiens (principalement des napolitains) et des corses. Peu à peu le quartier se structure et se développe autour des métiers propres à la mer (pêcheurs, bateleurs, plaisanciers…).

 



Les rues tortueuses du Panier

 



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